lundi 17 décembre 2007

Remus Botar Botarro, sculpteur du rêve, successeur du grand Brancusi



Quand on entre dans le building de la place Des Moulins au 2° étage, on ne s’attend pas de voir dans un espace d’appartement une exposition prestigieuse présentée par le Maître roumain Botarro lui-même. Les sculptures sont si rapprochées que l’on a l’impression qu’elles sont dans notre propre maison de riche collectionneur ! C’est le 50° anniversaire de la mort de Brancusi et quelques chefs d’œuvres forment le noyau de l’exposition : une esquisse de la sublime Mlle Pogany, un autoportrait sculpté (improvisation corrigeant un travail d’élève), le coq abstrait, merveille architecturée de la dernière période… tout autour, rayonnent les rêves de son cadet spirituel Botarro, cadet car né en 1946, onze ans avant la mort du Maître.

(Brancusi : Mademoiselle Pogany 1913)

Lui-même roumain d’origine (il y naquit en 1876), Constantin Brancusi fut élève d’Auguste Rodin. En 1907, la même année que Picasso en peinture, il instaure les fondements de la sculpture moderne avec son « baiser » dans lequel le couple ne forme plus qu’un, introduisant dans ce thème rodinien la dimension de l’androgynie… Il devient le maître de la réduction aux lignes les plus nécessaires. Botarro, dont la démarche est très intérieure, nous a livré une lumineuse interprétation des œuvres de Brancusi : « quand, dans la lumière, le contour d’une personne se dessine, il ne reste plus que l’ombre : les yeux, les oreilles, les cils sont annexes, la forme acquiert une dimension mystique. Cette mystique est proche de la pensée japonaise qui veut qu’une idée trop simple à comprendre est sans valeur, tandis qu’elle acquiert beaucoup de prix en se livrant au bout d’une longue méditation ». Il ajoute dans la conversation d’autres belles réflexions : « que l’art débute là où s’arrête le quotidien ; que dans la création il faut mettre un peu de son « dramma » personnel, sinon cela ne fonctionne pas »… Botarro a sculpté lui aussi son « baiser », pour ainsi dire celui de la troisième génération artistique : il s’évade vers des espaces inconscients, le vide central pourrait être le cœur des époux. Botarro est le maître du rêve. On peut regretter en admirant cette sculpture dans l’exposition que la lumière la place pas ici en position de star, de « baiser star », en position d’idole du Subconscient, ce qu’aurait d’ailleurs méritées toutes les statues de l’exposition. Les œuvres de Botarro sont à admirer durant des heures : ici un geste, ici une habitation avec sa petite porte, là un mouvement qui progresse vers l’avant : l’axe de stabilité est aboli et la statue s’envole presque ! Elles ont ce quelque chose de percutant et de bien choisi, cet équilibre parfait qui parle sans que l’on ne sache vraiment où dans notre cœur, mais c’est bien parce qu’elles dialoguent avec notre monde enfoui intérieur, à tous. Elles ont tout simplement la profondeur d’un Gérôme Bosch et la fantaisie d’un Salvatore Dali, deux artistes d’ailleurs évoqués dans ses intéressants dessins graphiques. On dira d’ailleurs que le monde de Botarro est non pas formellement mais par la sensibilité très proche de celui de Gérôme Bosch et c’est cette dimension qui en fait un artiste majeur.

Monte-Carlo, Maison de l'Amérique Latine

dimanche 16 décembre 2007

Paul O'Dette, de façon divine, fait preuve d'une certaine liberté rythmique...


A propos d'un très beau disque qui n'a pas eu les honneurs de certaines revues françaises

Paul O'Dette pourrait jouer "do ré mi" avec une spiritualité innée. Tout ce qu'il joue est vocal, profond. Le son de son toucher est un plaisir inlassable. Le rythme souffre toujours chez lui, les gaillardes ne sont pas assez dansantes, mais on aime à penser, en lisant sa belle introduction, que c'est ainsi que Daniel Bacheler devait les interprèter, les irrégularités d'écriture en faisant foi. Paul O' Dette défend ce "parfait musicien" de la fin du règne d'Elisabeth, le plus reconnu jadis, le plus adulé, finalement relégué dans l'ombre des luthistes de l'expression tels Dowland et Johnson. On oublie qu'une manière d'opposition entre manièrisme et classicisme habitait déjà la Renaissance : Bacheler était moderne parce qu'il imitait la France, qu'il faisait respirer à ses contemporains la fraîcheur de l'élégance et de la ligne mélodique, qu'il pointe chez lui quelque chose de la grâce cultivée par le siècle suivant. S'il ne touche pas le coeur, sa fantaisie et sa perfection décorative (les arpèges) est celle d'un précurseur, comme nous en convainc "Mounsieurs Almaine" ou encore "La jeune fillette". Ce disque est fondamental parce qu'il restaure aux yeux de l'Histoire le couple Bacheler-Dowland à l'image du couple Praetorius-Schütz ou Mendelsohn-Schumann.

Daniel Bacheler de Paul O'Dette
Daniel Bacheler 1572-1619 The Bachelar's Delight, lute Music; Paul O'Dette,
luth; harmonia mundi Hmu 907389 78'50'' Recorded October 2004


Jan Ignaz Frantisek Vojta, un compositeur "à clef" de la trempe d'un Biber


A propos d'un disque dont la matière est capitale à la connaissance du répertoire violonistique

Dans l’Europe de l’Est, se profilait un courant associant la Composition à l’Alchimie des nombres, Vojta en est l’un des premiers exemples. Issu du même enseignement violonistique jésuite que son contemporain Biber, ce praguois compose trois sonates à forte symbolique trinitaire en « scordatura » qui sont, au thème près, jumelles des fameuses « sonates du Rosaire ». Bâties sur les chiffres ésotériques, elles développent un discours (Vojta était docteur en médecine et versé en astrologie) facilement accessible et émotionnel. Ces œuvres initient toute une tradition chambriste « spirituelle » qui aboutira aux sonates pour violoncelle solo de Bach, étrangement proche du cycle trinitaire de son prédécesseur : à la fois cycle « passion, amour, résurrection » et illustration « du Père du Fils et du Saint Esprit ». On entend en outre, dans la musique vocale de Vojta, l’enseignement d’une simplicité piétiste modelée pour dire la profondeur. Elle s’apparente à cette poétique, cette philosophie même qui, de Pachelbel à Buxtehude, fut en Allemagne, l’école de pensée de Bach. Enfin, sporadiquement, une influence française rappelle de façon troublante des fragments de Marc-Antoine Charpentier, autre compositeur dans le giron jésuite. Ajoutons que Vojta, comme Biber, a le don mélodique et sait peindre la méditation comme la joie spontanée, et l’on comprendra que le style si affirmé de Biber n’est pas le fait d’une personne mais d’une école dite « viennoise ». Vojta, « maillon manquant » entre Smelzer et Biber, aurait gonflé l’importance de cette école si la postérité ne nous avait pas laissé si peu de témoignages (27, tous contenus dans ce disque).
L’interprétation soignée arrive à restituer cet univers : elle choisie de belles couleurs dans le continuo et dans les voix. Cependant elle reste à mi-chemin entre l’intimiste et le théâtral, notamment pour la violoniste (Elen Machova) qui se restreint dans un jeu en demi-teinte, ou la soprano, une nouvelle Kirkby avec moins d’engagement, ou la basse, beau timbre mais en difficulté dans les coloratures. Le chœur festif final redore la prestation de cet ensemble « la Gambetta » laissant présager des futurs progrès dans son engagement expressif.

Jan Ignaz Frantisek Vojta, (bachelier en 1677- mort après 1715)
« Musicus salutaris »
Ensemble « La Gambetta »
65’54’’ Arta F10141
2006 (lieu d’enregistrement non indiqué) République Tchèque.

Jarzebsky, Mielczewski, de bons italianisants

A propos d'une anthologie qui étouffe son sujet

Architecture, peinture, musique brillent à Varsovie : les rois Zygmunt III et Wtadystaw IV sont des amateurs. Le premier rentrant d’Italie en l’an 1624 crée une compagnie d’opéra permanente, nouveauté à l’Est, le second s’offre Marco Scacchi comme maître de chapelle, théoricien moderne. Tout est là pour faire naître les talents autochtones. Ils furent donc nombreux (ils sont sept ici) et c’est désormais l’heure de découvrir les trésors cachés de cette Europe lointaine. Un Jarzebsky l’emporte par l’élégance de sa ligne, un Mielczewski convainc par la solidité de métier, un Förster a bien appris la leçon théâtrale du grand Carissimi, un Szarzynski apporte in extremis un peu de XVIIIème aérien et lumineux à la Corelli ou Biber. Ils sont pourtant tous surclassés par l’italien Merula (à Varsovie au début de sa carrière) qui innonde son auditeur d’une stéréophonie surnaturelle. C’eût pu donc être un beau disque, mais hélas pointe l’achoppement de l’effet « musée » : entassement et couleurs mortes. Trop de beautés similaires s’estompent, trop de rythmes allants, pas assez de variété des styles, du jeu. Un violon pincé, soit donne un cachet ancien, soit est victime d’une prise de son grisaille, soit encore supporte la triste discrétion du continuo. S’efface alors la lecture polyphonique obligatoire pour des canzone à due violini encore inscrites dans la lignée de la Renaissance. Reste l’éloquence quasi vocale inhérente à la Nuova pratica, car l’ensemble Il tempo, maîtrise tout de même suffisament le style italien. Mais c’est avec un son petit donnant un sentiment suranné, dont on ne sait s’il faut le croire charmant ou ennuyeux : on y trouve aristocratie, chorégraphie, nonchalance, pas de sensations fortes. Dommage, chaque pièce était là une pierre précieuse qui méritait d’être goûtée, une, dans des programmes plus habiles, ce que réclamait humblement ce minuscule vestige archéologique qu’est le prélude d’orgue mis en clôture du disque. Qui plus est, joué (pesamment) au clavecin, qu’introduit-il là, si ce n’est le vide ?

Muzika zamku warszawskiego – musique du chateau de Varsovie
Ensemble Il tempo
Agata Sapiecha, violon ; Maria Dudzik, violon ; Lilianna Stawarz, clavecin ; Marcin Zalewski, luth

Adam Jarzebski (ca.1590-1649) : concerti ; Adam z Wagrowca (†1629), Andrzej Rohaczewski (XVIIème), Marcin Mielczewski ((†1651), Tarquinio Merula (ca 1595-1665) : canzone ; Stanislaw Sylwester Szarzynski (XVII-XVIIIème), Kaspar Förster junior (1616-1673) : sonate ; Jan Podbiekski (XVII ème) : praeludium.

DUX 0414
2004 TT : 41’22

Cocchi & Alovisi : dans la ville de Mikulov, deux italiens expatriés brillèrent d'un éclat comparable à Monteverdi


A propos d'un autre disque de la Societas incognitorum

Tout de festif en ce disque 1630. Encore un mécène, en Moravie, le Cardinal Franz von Dietrichstein et deux italiens, maîtres de chapelle, qui expatrient leur talent : Claudio Cocchi, génois un temps à Mikulov avant Trieste - psalmodie brillante, son œuvre ne pâlit pas devant Monteverdi son modèle - et surtout Giovanni Battista Alovisi, bolognais champion ès chromatismes expressifs à la Gesualdo, qui passa sa vie entière auprès des princes tchèques. De très grands compositeurs « oubliés » en somme, dont l’écoute souple ne lasse pas. Pour compléter le portrait de cette cour, on entendra le luth qui y fut roi en la présence, jadis, d’un certain virtuose, Jan Prazak. L’ensemble invite aussi son virtuose de liesse dynamique : Stephen Stubbs. Ses suites de danses sont peut-être plus de convention, et la dernière mélange dates et styles français, germanique, anglais ; mais cet éclectisme là fut certainement de règle dans cette Europe-carrefour des influences. On aurait pu être gêné par le passage soudain des chœurs à la douceur de la corde pincée, de la chapelle à la chambre, mais le ton est si parfaitement le même, et le programme si bien agencé, si adapté aux exigences de repos de l’écoute moderne, que l’on accepte aisément d’entendre deux disques croisés comme l’on s’habitue, au cinéma, aux doubles plans séquencés. Remarquable la qualité du programme autour des psaumes et des motets à la vierge (il en était de même pour le disque de Cernohorsky). En un élargissement théâtral de l’espace en fin de programme (litanies), la basse solo dialogue avec un chœur doublé de violons et d’un grave violone. Remarquable la suavité constante de l’interprétation qui tient en haleine le public jusqu’au bout, toute qualité qu’il faut imputer à Eduard Tomastik, le chef et ténor. Les voix typées des quatre principaux solistes deviennent vraiment très attachantes ; on se sent en famille dans cette écoute, ce n’est pas une « société d’inconnus » qui nous parle. Le timbre de basse est impressionnant, on s’y attache malgré la lourdeur de l’émission dans le registre aigu - cela fait aussi partie de son caractère. Vraiment, si l’on n’avait pas relevé une légère maladresse dans le montage, ce disque serait une merveille parfaite. Il ne manque qu’à l’ensemble de servir un compositeur hors norme (ce qu’il avait peut-être déjà fait avec Adam Vaclac Michna ou encore Sances chez le même label) pour s’imposer définitivement comme l’un des plus remarquables d’Europe.

Trésors oubliés du premier baroque morave, musique de la cour de Dietrichstein

Psaumes et motets de Giovanni Battista Alovisi (1600 – 1665) et Claudio Cocchi, dances pour luth de Michelangelo Galilei, Robert Ballard, Charles Lepin, Ennemond (?) Gaulthier, John Dowland, Georg Leopold Fuhrmann, Michael Praetorius.

Societas incognitorum – Eduard Tomastik ; Stephen Stubbs, luth.

Rosa classic RD 1319
Enregistrement le 14 mars 2005 et le 13 mai 2005 TT : 79’55’’

Rathgeber, joli contemporain de Bach

A Propos d'une anthologie de ses musiques pour la table bourgeoise.

Charmant patchwork populaire et savant que ce disque. Des mini-concertos à la Telemann côtoient les quodlibets du Tafel-Confect, chantant le mérite du vin, du tabac, du nez, sous forme de jolis solos ou de parodies d’oratorios. Cette musique de table d’un moine bénédictin de Banz, Valentin Rathgeber, contemporain de Bach fut un succès de l’époque, manne pour l’éditeur qui fit même publier une suite signée JC Seyfert (présent aussi dans l’enregistrement). On trouve là un témoignage d’une période de mutation où apparaît un nouveau marché, la bourgeoisie. Elle veut des œuvres simples imitant celles destinées aux princes - eux-mêmes en privé suivent la tendance. Or la pensée germanique aime sacraliser l’intime, le familial : c’était encore un acte religieux que de s’amuser à table ou de parler tendrement à sa femme. Dans cette lignée sont la Tafelmusik de Telemann, plus sélecte, la Kaffee-Kantate de Bach, le Schemelliche Gesangbuch et même le Nötenbuchlein für Anna Magdalena tout plein d’amour sacré et profane. D’où ce moine, spécialiste réputé du genre, qui à quarante-sept ans eut la permission tacite de défroquer quelques années, le temps nécessaire pour mieux se mettre au goût du jour et apporter bénéfices financiers à son ordre. L’œuvre reflète cette aventure en alliant les archaïsmes savoureux des récitatifs (die Bettelzech en est un bel exemple) rappelant Schütz ou Buxtehude, et le dépouillement préclassique (Von Erschaffung Adam und Eva) de quelque comptine d’un Pedrillo chez Mozart. On comprend qu’un groupe d’amis rassemblés autour de la basse Peter Kooij, le Canto tanto à quatre voix, veuille défendre cet esprit au point de remplir le disque à ras bord. Ils sont parfaits dans l’oratio comique, souvent rurale, notamment Monika Frimmer. Das Neu-Eröffnete Orchestre dirigé par Jürgen Sonnentheil est subtil quoique parfois timide ou plutôt desservi par une prise de son lointaine. De l’enthousiasme certes, mais le programme convainc-t-il ? Peut-être faut-il être allemand pour apprécier (pas de traduction française des paroles)… Car la plastique musicale des œuvres ne suffit pas pour éviter l’écueil de la monotonie inhérente à toute anthologie collée à son sujet.

VALENTIN RATHGEBER
1682-1750

Augburgisches Tafel-Confect (sélection) et concertos – Johann Caspar Seyfert (1697-1767), Tafel-Confect, Tracht IV (sélection)
« canto tanto » Monica Frimmer (soprano), Christa Bonhoff (alto), Dantes Diwiak (ténor), Peter Kooij (basse),
Das Neu-Eröffnete Orchestre, Jürgen Sonnentheil (direction & orgue)
CPO 999 995-2 Bayerischer Rundfunk
(CD, ??? €). 2003. TT : 77’42’’

Musique protestante dans l'Est de l'Europe baroque

A propos d'un disque sur le répertoire de la ville de Wroclaw

Wroclaw est une des capitales de l’Est avec une vie musicale développée, mais son foyer, plutôt qu’une cour italianisante (cf Mikulov en Moravie), est l’église luthérienne Sainte Elisabeth avec sa riche bibliothèque. On entend ici Wolf-Ernst Rothe, compositeur secondaire, le sensible Johann Hermann Schein et surtout Christoph Bernhard, élève de Carissimi et de Schütz, référence pédagogique en Allemagne, profonde influence sur Buxtehude. Son « Gott, sei mir gnädig » fait à lui seul toute la valeur du disque. L’ensemble Harmonologia comporte quatre voix, complétées par des violons et surtout par les trombones et les cornets de l’excellent Concerto Palatino. Ce choix est bon puisqu’il illustre une pratique courante de l’époque, expliquée dans les écrits de Michael Praetorius, qui consiste à remplacer quelques chanteurs par les instruments. Or, est-ce une volonté de Jan Tomasz Adamus, chef et continuiste raffiné à l’orgue ? Un tempo lent (émouvant peut-être en concert) donne l’impression que la musique va mourir à chaque instant. Les chanteurs manquent de sens rhétorique, leurs mélismes sont peu phrasés : anémique pour de la musique de 1676. Plus grave est le contre-emploi de Marzena Lubaszka : pureté de l’enfance, harmoniques aiguës propices à la musique française, sacrifiés dans la tessiture grave du soprano allemand. L’ « Exaudiat te Dominus » de Schein à 3, avec ses longues tenues à la voix de basse annonce Biber. Or ici un trombone remplace le chanteur et accentue l’effet abrupt des ruptures de souffle. Les voix, mal agencées dans la balance du son, sont couvertes sitôt que les cuivres parlent avec elles en polyphonie. Le montage de ce semi-live laisse passer certaines prises peu justes. In fine s’esquisse une sensation d’une perte des belles possibilités.

Muzyka w dawnym wroclawiu « Musique de l’ancienne Wroclaw »
Ensemble Harmonologia, direction jan Tomasz Adamus, Concerto Palatino

Marzena Lubaszka, soprano ; Sebastian Kaniuk, contre-ténor ; Piotr Szewczyk, ténor ; Jacek Ozimkoski, basso ; Dymitr Olszewski, violon ; Adam Pastuszka, violon ; Teresa Piech, viola da braccio ; Joanna Kostylew, viola da braccio ; Petr Wagner, viole de gambe ; Jan Tomasz Adamus, orgue et direction.

Bruce Dickey, cornet ; Doron David Sherwin, cornet ; Simen van Mechelen, trombone ; Charles Toet, trombone ; Wim Becu, trombone.

DUX 0485 distribution EMA Cddvd
Semi-live recording, décembre 2003 61’47’’